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El jubé
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El canónigo fabriquero vigila la construcción de la catedral.
La practica recaudatoria era dirigirse a los fieles para que todas las riquezas ilícitas se destinen a la construcción de la Catedral.
Se penalizaba a los fieles que llegaban tarde
El capítulo es el encargado de tasar el suelo de la Catedral, las capillas (gremios) que se dedicaban a su patrón y también se vendían para las capillas funerarias.
Poseer una reliquia suponía la afluencia de peregrinos, la celebración de ferias y todo eso atraía ingresos.
Esto llevó a un tráfico de reliquias, muchas veces falsas, aunque por otra parte fomentaba el desarrollo de las artes suntuarias para contenerlas.
En el concilio de Letrán se prohibió venerar a las reliquias sin “certificado de autenticidad” y para compensar, sacaban las reliquias de “gira” en procesión para recaudar fondos, incluso saliendo fuera del país. Son conocidas como las “Tournés de Reliquias”.

La participación del pueblo : hombre libre con la caída del régimen feudal, consideran la catedral como algo suyo, las reuniones de población se harán en la catedral, los fieles pueden comer, beber, dormir, vender sus productos... dentro de la catedral. Es el centro del pueblo, partician activamente en la construcción.
Había muchos días de fiesta y en estos días todo era gratuito, representaciones, que aportaban dinero o ayuda física.

Esto implica al espacio de la catedral, la casa de los sacerdotes y la casa del pueblo estaban separadas por el JUBÉ, un muro bajo. Del jubé a la cabecera pertenecía a los sacerdotes, y del jubé a los pies al pueblo.
La casa de los sacerdotes tenía el santuario, el coro de los canónigos ( sillerías) en donde la silla más alta es el lugar que ocupaba el obispo.
El jubé es un cerramiento que tiene unos altares donde se celebraba el culto para el pueblo, si tiene tres o más naves, tiene unas puertas para dar una vuelta por la girola. Sino no tendrán acceso a ella.

Había una escalera en el lateral donde se retransmitía la misa y el sacerdote siempre decía: “ IUBE DOMINE BENEDICERE” ( quiere Dios bendecir) la mayoría de los jubés no han llegado hasta nosotros porque se quitaron, derrumbaron o sustituyeron por rejas.
En ellos se colocaba un programa iconográfico que completaba el programa de las portadas. Solían ser de piedra blanda, caliza por ejemplo, fáciles de tallar, porque al estar en el interior no se iban a deteriorar tanto. Las que se conservan aún tienen restos de policromía.

Sans vouloir être compliqué, un jubé, c'est en fait une sorte de grande clôture qui coupait une église en deux parties. La partie comprenant la nef, où se trouvaient les fidèles était séparée par une "grille" de fer, de bois ou de pierre, et de l'autre côté, dans le chœur se trouvaient les chanoines qui officiaient.
Le nom est assez curieux, on cherche dans ce mot jubé, un acronyme comme SNCF, ce pourrait être Juste Un Bien Etre…. Et bien non, c'est beaucoup plus subtil. Les chanoines récitaient l'évangile et l'épître et montaient sur le jubé pour que la foule des fidèles puissent les voir et ils commençaient leur propos par ces mots " Jube, domine, benedicere", ce que chacun d'entre nous a traduit par " Ordonne, Seigneur, de bénir" ou plus simplement "Veuillez, seigneur, me bénir". Et c'est ainsi que la barrière prit le nom du premier mot employé par les chanoines de la cathédrale….

Nous sommes au XIIIe siècle, date de la construction de l'édifice de Bourges et à cette époque, les fidèles ne participaient pas aux Offices, depuis le Concile de Latran en 1215, ils devaient communier une fois par an. Et donc ils n'avaient pas beaucoup de possibilité pour admirer ce jubé. En fait il s'agissait une rangées d'arcatures avec au dessus une tribune. Le jubé de Bourges était en pierre et comportait de très nombreuses sculptures. Il barrait la cathédrale sur toute sa largeur et revenait sur les côtés. Une longueur totale de 18 mètres il avait une hauteur impressionnante de près de 7 mètres.

Jubé de Bourges.

encyclopedie.bourges.net/jube.htm

Les jubés sont apparus en France au XIIe siècle de la réunion de trois éléments préexistant séparément : le tref (poutre de gloire), la clôture et le ou les deux ambons.

Au XVIe siècle, le concile de Trente provoqua une évolution de la liturgie catholique en réponse au succès des églises protestantes. Le chœur devant désormais être visible pour les fidèles, les jubés étaient condamnés. Alors que les chaires à prêcher les remplaçaient, ils seront déplacés ou détruits aux siècles suivants, parfois tardivement au XIXe siècle. La règle s'est appliquée dans les églises paroissiales et les cathédrales, mais des chapelles privées ont pu maintenir ce mobilier original, comme on le constate surtout en Bretagne. Malgré leur disparition, il subsiste en de nombreux lieux les traces de l'emplacement des poutres de soutien des chancels et jubés, voir de l'accès de celui-ci par des portes aujourd'hui murées, dans la maçonnerie de colonnes contenant un escalier à vis (Locronan/Lokorn - 29). Les anciennes églises orthodoxes (iconostases) et anglicanes ont conservé en général les leurs.

Historique du Jubé en Occident, "l'iconostase occidentale" d'avant 1054, par le p. Lester Bundy, université de Denver

 

Jubé de l'église de Saint-Cunerakerk à Rhenen, aux Pays-Bas

fr.wikipedia.org/wiki/Jub%C3%A9

Image:Jube Saint-Etienne-du-Mont.jpg

fr.wikipedia.org/wiki/Jub%C3%A9

TroyesJubéSteMadeleine.JPG

fr.wikipedia.org/wiki/Jub%C3%A9


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http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle_-_Tome_6%2C_Jub%C3%A9

JUBÉ
s. m. Ambon, lectrier, doxale, pupitre. Le jubé appartient à la primitive Église; c'était alors une tribune élevée placée en bas du chœur, entre celui-ci et les fidèles répandus dans la nef. Du haut de cette tribune se faisaient les leçons tirées des épîtres ou des évangiles, et même des prédications. Prudence rapporte que l'évêque instruisait le peuple du haut du jubé1. Grégoire de Tours décrit le jubé de l'église de Saint-Cyprien2. Le pape Martin Ier fit lire les canons du concile de Latran du haut du jubé de cette basilique. Les capitulaires de Charlemagne ordonnent d'y lire les règlements du prince. On chantait aussi, au jubé, l'Alleluia, les proses ou séquences; mais cet usage ne fut pas conservé. Du temps de Guillaume Durand, on chantait déjà in plano, et on ne montait au jubé que les jours de grandes fêtes pour dire les leçons.

Ce n'est pas ici le lieu de chercher à décrire les diverses sortes de jubés qui existaient dans les églises d'Orient et d'Occident pendant les premiers siècles; il est certain que l'ambon de l'Église grecque et de l'Église latine, jusqu'au XIVe siècle, n'était point du tout, comme forme, ce que nous entendons aujourd'hui par jubé. Les ambons de Saint-Vital de Ravenne, de Saint-Marc de Venise, de Saint-Laurent-hors-les-murs à Rome, de Saint-Ambroise de Milan, de la cathédrale de Sienne, de l'église de San-Miniato à Florence, sont plutôt de vastes chaires pouvant contenir plusieurs personnes que des jubés comme ceux de nos églises occidentales qui, à dater du XIIe siècle au moins, forment une séparation, une sorte de galerie relevée entre le haut de la nef et le bas du chœur. Dans les églises abbatiales d'Occident, ces jubés servaient ainsi de clôture antérieure au chœur des religieux, clôture percée quelquefois de trois portes, mais le plus souvent d'une seule. Deux escaliers y montaient: l'un à droite en entrant, du côté de l'Épître, l'autre à gauche du côté de l'Évangile; ce qui n'empêchait pas la galerie supérieure d'être d'une seule venue d'un côté à l'autre de la nef, comme une tribune. Il n'existe plus en France, malheureusement, un seul jubé d'une époque ancienne, et cependant toutes nos églises abbatiales, toutes nos cathédrales en possédaient, mais aussi beaucoup d'églises paroissiales. Il faut observer toutefois que les grandes cathédrales bâties vers la fin du XIIe siècle et le commencement du XIIIe, comme celles de Noyon, de Paris, de Chartres, de Bourges, de Reims, d'Amiens, de Rouen, n'avaient point été primitivement disposées pour recevoir des jubés et des clôtures de chœur (voy. Chœur). Ce ne fut que vers le milieu du XIIIe siècle que les évêques ou les chapitres firent élever des jubés devant le chœur des cathédrales. Thiers cependant prétend que la cathédrale de Sens3, de son temps, possédait un jubé fort ancien, puisqu'il lui donne une date de huit siècles (ce qui d'ailleurs n'était pas possible, la cathédrale ayant été construite à la fin du XIIe siècle). Mais sa description est intéressante, car elle nous indique que ce jubé était, suivant la tradition primitive, séparé en deux ambons. «Ils sont, dit-il4, de pierre, séparés l'un de l'autre; le crucifix est entre deux5. Ils sont soutenus par-devant de quatre colonnes de pierre, qui font trois arcades en face. Ils ont chacun leur entrée du côté du chœur, et chacun leur sortie du côté de la nef, aux deux côtés de la principale porte du chœur. La plupart des autres tribunes de cette sorte n'ont que chacune un escalier par lequel on entre et on sort. Ce qu'il y a de particulier aux tribunes de Sens, est qu'on chante l'Épître dans celle qui est à gauche en entrant au chœur, et l'Évangile dans celle qui est à droite.» Non-seulement il n'est pas possible d'accorder au jubé de la cathédrale de Sens l'âge que lui donne Thiers, mais il est fort douteux même que ce jubé fût antérieur au XIIIe siècle. Jusqu'au XIVe siècle, la cathédrale de Sens ne possédait pas de transsept, conformément aux dispositions de plusieurs grandes églises épiscopales bâties à la fin du XIIe siècle ou au commencement du XIIIe; elle se composait d'une seule nef avec collatéraux pourtournant le sanctuaire et de trois chapelles: l'une carrée à l'abside, et deux orientées latéralement à la hauteur du bas-chœur actuel6. On ne saurait indiquer dès lors la place d'un jubé contemporain de l'église du XIIe siècle. Toujours suivant les données des cathédrales de cette époque, on ne voit pas qu'une clôture ait été prévue autour du sanctuaire. Or il ne se faisait guère de jubé sans clôture. Nous ne pouvons donc considérer l'opinion de Thiers comme suffisamment fondée pour admettre que, même exceptionnellement, en France, il ait existé des jubés dans les cathédrales bâties par l'école laïque de 1160 à 1230. Nous admettrions plus volontiers que, dans ces édifices, il a pu être élevé des ambons, ou vastes chaires, comme celles de Saint-Marc de Venise, sauf le style; mais certainement le sanctuaire était entièrement ouvert et souvent de plain-pied avec le collatéral, comme à Notre-Dame de Paris, comme à Meaux, à Sens, et à Senlis primitivement. Les jubés n'apparurent dans les cathédrales qu'après l'acte d'union des barons de France en novembre 1246, c'est-à-dire lorsque les évêques durent renoncer à leur prétention de connaître de toutes les contestations judiciaires, sous le prétexte que tout procès résultant d'une fraude, et que toute fraude étant un péché, c'était au pouvoir religieux à juger les affaires réelles, personnelles ou mixtes, les causes féodales ou criminelles, et même les simples délits. Les évêques étant réduits, par la fermeté du roi saint Louis, par l'établissement de ses baillis royaux et l'organisation du parlement, à s'en tenir à la juridiction spirituelle ou à celle qu'ils possédaient comme seigneurs féodaux; ne pouvant, comme ils l'avaient espéré au commencement du XIIIe siècle, faire de la cathédrale, la cathedra, le siège de toute espèce de juridiction, se contentèrent d'en faire des églises épiscopales, et s'enfermèrent avec leurs chapitres dans ces vastes sanctuaires élevés sous une inspiration à la fois politique et religieuse (voy. Cathédrale).

Nous avons donné, à l'article Chœur, les figurés de deux jubés, ceux de l'église abbatiale de Saint-Denis et de la cathédrale de Paris. C'est d'après ces dispositions que furent élevés les jubés de Notre-Dame de Chartres, de Saint-Étienne de Bourges, de Notre-Dame d'Amiens, de la cathédrale de Reims, de 1250 à 15007. Celui de la cathédrale d'Alby, qui date du commencement du XVIe siècle; ceux des églises de la Madeleine à Troyes, de Saint-Étienne-du-Mont à Paris, de Saint-Florentin, d'Arques, qui existent encore, sont des œuvres remarquables de l'époque de la Renaissance.

On conserve, dans l'une des chapelles des cryptes de Notre-Dame de Chartres, les débris de l'ancien jubé jeté bas par le chapitre dans le dernier siècle. Ces fragments, qui appartiennent tous au milieu du XIIIe siècle, sont d'une beauté rare, entièrement peints et dorés; ils ont été découverts par feu Lassus, notre confrère et ami. Nous avons trouvé depuis peu, sous le dallage du chœur de la cathédrale de Paris, refait par l'ordre de Louis XIV, quantité de débris du jubé qui datait du commencement du XIVe siècle et était d'une finesse d'exécution incomparable. Malheureusement ces fragments ne sont pas assez nombreux pour pouvoir reconstituer d'une manière certaine et dans toutes leurs parties ces charmants monuments. De tous les jubés que nous possédons encore en France, celui de la cathédrale d'7. Celui de la cathédrale d'Alby est certainement le plus vaste, le plus complet et le plus précieux; chargé d'une multitude infinie de sculptures, de tailles délicates, il présente un des spécimens les plus extraordinaires de l'art gothique arrivé aux dernières limites de la délicatesse et de la complication des formes. Quelques églises de Bretagne conservent encore leurs jubés de bois; nous citerons, comme le plus remarquable, celui de Saint-Fiacre au Faouët, qui date de la fin du XVe siècle. Il est entièrement peint.


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1 : Hymne de saint Hippolyte.

2 : L. I, Mirac., ch. XLIV.

3 : Dissertations ecclés. sur les jubés des églises. Paris, 1688.

4 : Chap. III.

5 : Il est probable que cette séparation n'était pas telle qu'il fallût descendre de l'ambon de droite pour monter dans celui de gauche, puisque l'ensemble formait trois arcades, à moins toutefois d'admettre que l'arcade du milieu n'était qu'un arc portant le crucifix.

6 : Cette disposition, dont nous retrouvions des traces très-visibles en élévation, est confirmée par des fouilles récentes que MM. Lance, architecte diocésain, et Lefort, inspecteur, ont bien voulu faire exécuter sous nos yeux.

7 : Tous ces jubés ont été détruits.

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